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Expressionnisme baroque



12-2010 Merci à Angèle et Clara pour m'avoir fait connaître ce texte lors de la représentation "Agamemnon" des terminales option théâtre, particulièrement le monologue de Clytemnestre ou le crime.
J'ai été enchantée, enivrée par la musique et la puissance de cette prose lyrique. Tel un feu d'artifice, il faut se laisser partir dans le rythme éclatant des détonations, dans un flux continu de mots.
Dans la préface qu'elle écrit 35 ans après,
Marguerite Yourcenar évoque la violence cabrée de son texte. Oui, c'est aussi pour cela que j'aime ces textes sur l'expérience passionnelle.

Kate, Cyd, Flora, Bernadette, Ysia, Louise, Deborah ...


04-1989 Parfait pour mes 25 ans des années 1980 ... Je me souviens d'un torrent de mots, des mots encore des mots, un monologue sur la vie, sur l'époque qui m'accompagnait les dimanches gris .
Quelques annotations dans les coins ... p 144 Nietzche, p 128 la mort, p 185 le roman, p 209 Joyce, p 240 Bukowski, p 252 la Révolution Française, p 171 Picasso, p189 De Kooning, p 306 Sade, p 331 les bébés éprouvette. Il y a 666 pages , après la page 331 plus rien, peut-être que je n'ai pas terminé ce livre, je ne m'en souviens plus.
Ce dont je me souviens encore, c'est que je cherchais au détour des pages les femmes-en-vrai,  c'est à dire,  Laure Adler et surtout Julia Kristeva, psychanalyste. Mon ami Claude l'admirait. Julia Kristeva me disait-il , parlait de l'amour ainsi : " Lorsque tu es aimé , tu deviens grand, tu deviens fort, tu deviens immense..." 

Et Julia Kristeva est la femme de Philippe Sollers.

Saffie et l'amour fou


02- 2010 " La vie dans l'amour fou est une série de maintenant , étayée par un passé soigneusement censuré et par un avenir nébuleux." p 260
J'ai lu ce livre en passagère, dans des séries d'embouteillages parisiens sur quatre jours de vacances à Paris en voiture ... Je me souviens de mes  enfants qui ralaient, chantaient, s'agitaient, ou bien écoutaient de la musique dans leurs casques. Pour ma part , j'étais au calme avec ce livre me protégeant de la claustrophobie de toutes ces voitures autour de moi, me dissolvant dans la violence, l'impudeur et les souffrances de cette histoire.
Bien que ce livre raconte beaucoup les horreurs de la guerre, le nazisme et ensuite la guerre d'Algérie, ce que je retiens c'est l'amour fou de Saffie pour Andras coloré de son "terrible trouble maternel". Je pense être plus tolérante au naufrage de l'amour fou après le récit de Saffie.
Le nomadisme après les traumatismes, la fuite en avant est magnifiquement bien écrite.
Merci Valérie pour m'avoir conseillé ce livre.